Nos révolutions

Suite à nos représentations de Mr Kropps dans le sud-ouest de la France, des envies de partenariat sont nés, avec La Petite Pierre (association culturelle) entre autres et partenaire du présent projet, puis avec le lycée agricole d'Auch.

Nous nous mettons en lien avec les deux professeurs d'éducation socio-culturelle, on discute quelques temps, ça accroche bien, un projet se met en forme, puis un dossier, rédigé par nos deux amis. Nous n'aurions pas fait ni espéré mieux donc nous vous le restituons tel-quel :

 

NO(S) REVOLUTION(S)
 

Résumé du projet :
Dans un monde bousculé par des changements technologiques, climatiques et migratoires, nos modes de
relations à l’autre le sont aussi. Le contexte actuel appelle à repenser notre fonctionnement démocratique
en une société plus participative et à questionner les conditions d’une émulation collective.
Comment créer nos « vivre ensemble » sans imposer des idées au détriment des autres mais bien en
définissant nos valeurs communes ?
En s’inspirant du livre de Dino Buzzati « Les Chasseurs de vieux » et de la chanson de Georges Brassens
« Le boulevard du temps qui passe », ce projet propose aux élèves de s’interroger sur ce qu’ils feraient s’ils
avaient le pouvoir. Quel serait leur monde idéal ? Quels sont donc aujourd’hui leurs rêves de demain, leurs
utopies ?
A partir de collectage écrits, sonores et audiovisuels et accompagnés par la Cie A demain j'espère, les élèves
proposeront une restitution sous la forme d’une pièce de théâtre de rue. Avec les rue d’Auch comme décor.

 

Objectif général :
Dans leur dimension collective, les arts de la rue (et avec, le théâtre d’improvisation) favorisent l’écoute
mutuelle, l’attention, le respect et d’une manière générale le « vivre ensemble ». Les élèves apprennent
ainsi à mieux se comprendre : ils s’accordent dans une visée de production commune.
Ce projet permettra aux élèves de développer imagination, écoute, attention mutuelle comme à celle du
monde, empathie, dialogue, argumentation, respect de l’autre… et ce, en portant une attention particulière
à ce que pourrait être une vie rêvée.
Le point de départ sera donc une observation des révolutions en cours. Un positionnement et des
propositions seront avancées par les jeunes. L’œuvre artistique viendra dramatiser cet élan.

Le titre est polysémique pour des horizons multiples. IL peut s’entendre comme « nos révolutions » dans le
sens d’une appropriation par les jeunes mais aussi « no révolution » comme l’impossibilité de changer le
monde.

 

Description du projet :
Nos élèves sont des adolescents : ils sont au seuil de leur majorité, au carrefour de leur place de citoyen
dans leur environnement de proximité comme au sein de ce monde.
Pour interroger leurs rêves « d’un autre monde », ce projet souhaite s’appuyer sur leurs désirs qui seront
recueillis et discutés à l’aide d’outils issus de l’éducation populaire comme d’ateliers d’écriture.
Par ailleurs, en s’adossant à la Webradio du lycée, les élèves effectueront des collectages radiophoniques
ou des vidéos avec les intervenants artistiques afin de se frotter à d’autres regards, d’autres visions d’un
monde idéal. Ils iront donc à la rencontre de leur environnement de proximité au moyen d’interviews et
restitutions sonores et vidéos.
Ce projet vise à articuler l’intime et le social, petites et grandes Histoires, territoire familier et échelle de la
mappemonde.
Il s’appuie sur les arts de la rue pour conférer une dimension sensible et artistique de l’issue de leurs réflexions.

La matière collectée constituera le canevas d’une présentation publique. Sorte de docu-fiction,
les élèves restitueront des rêves, révolutions intérieures, évolutions de leur regard porté sur notre société
dans un lieu symbolique et central de la ville de Auch. L’escalier monumental est pressenti. Il s’agit de
théâtraliser leurs désirs par une adresse directe aux gens dans l’espace public car le théâtre de rue étant
« un théâtre partout et pour tous », il propose dans sa forme même un enjeu égalitaire entre le public et les
acteurs.

 

Grandes étapes :
•Phase 1 : Rencontre avec l’équipe artistique en décembre
Les élèves iront assister au spectacle « ZOB : Zone Optimale de Bonheur » et échangeront avec les deux
intervenants du collectif A demain j'espère accueilli par la Petite Pierre, Scène en Région, partenaire de ce
projet.
•Phase 2 : Collectage de matière : en janvier
Avec des ateliers d’écriture, outils de l’éducation populaire (recueil de représentations, débats…), la mise
en parallèle des évènements de la grande Histoire avec des dates phares de l’histoire familiale des élèves,
leur « petite » histoire, d’interviews radio et vidéo, il s’agira de dessiner les utopies des élèves. En outre,
des écoutes d’émissions radio, de chanson à texte, des diffusions d’extraits de films et de documentaires,
des lectures d’extraits littéraires ou de BD viendront nourrir les imaginaires des classes.
•Phase 3 : semaine banalisée avec le Collectif A demain j'espère
(semaine du 28 janvier ou du 4 février ???)
Travail des élèves avec la collaboration de deux artistes du collectif : approche du théâtre d’improvisation
et pré-écriture du canevas de la restitution de leurs réflexions.
•Phase 4 : semaine banalisée avec le Collectif A demain j'espère (semaine du 4 avril ou en mai ???)
Préparation de la restitution publique
•Phase 5 : Restitution publique à l’issue de la 2ème semaine d’accueil des artistes

Ça déchire sa race, non ?

 

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